Ça fait biiiieeeeen longtemps que je n’ai pas parlé d’un livre que j’ai aimé. Il faut dire que je lis moins qu’avant, enfin je pense. J’adore me plonger dans un autre monde grâce à un livre, mais il y a eu une période où je préférai me plonger dans la vie. Pas que l’un et l’autre soient en concurrence, enfin ça dépend de la façon de faire ! Mais récemment, j’ai lu un livre dont je veux vous parler.
Connaissez-vous Marek Halter ? Cet écrivain de 74 ans est né en Pologne, et par les circonstances de guerre, a vécu en Russie et désormais en France. Il est auteur d’une bonne vingtaine de livres. Dont une série qui m’intéresse plus particulièrement aujourd’hui, “La Bible au féminin”. Là je pense que tous les non-croyants ont le doigt posé sur la petite croix rouge en haut à droite, mais attendez
. Qu’on soit croyant ou non, je pense que l’histoire de la Bible, cette collection de livres racontant l’histoire d’un peuple, est juste fascinante. Marek Halter a réussi le pari de broder ces histoires en romans, et c’est vraiment réussi. Des personnages et une partie de la culture qu’il arrive à faire revivre. Et avec une bonne idée, faire parler les femmes de la Bible qui, il est bien vrai, avaient peu la parole jusqu’à présent.

J’ai lu, et c’est le premier livre de Marek Halter que je lis d’ailleurs, “Sarah”. La femme d’Abraham, père du peuple hébreux, “les gens qui passent”. Celle qui n’avait jamais pu avoir d’enfant avant sa vieillesse, où elle a incroyablement accueilli la naissance de son fils, Isaac. Quoi dire ? C’est un roman passionnant, et ne vous attendez pas à un parti-pris où je ne sais quoi. C’est juste l’histoire d’une fille riche, une rebelle. D’une beauté incomparable. Qui a tout quitté pour vivre en nomade avec son futur époux. En un livre je peux soupçonner que Marek Halter est un très bon écrivain, “Sarah” est un livre que j’ai littéralement dé-vo-ré. Voilà, je vous le conseille donc et moi je vais aller chercher en autre de lui !! Voici ce qui est dit en quatrième de couverture.
“Un jour, je me suis demandé si l’absence de regard féminin sur la Bible n’était pas à l’origine de tous les malentendus qui suscitent tant d’interrogations et de débats parmi les hommes. Aussi ai-je essayé de relire la Bible à travers les femmes. Brusquement tout changeait. Les évènements historiques retrouvaient leur place, les invraisemblances disparaissaient.” M.H.
Longtemps pour moi, le cycle des saisons a tourné sur lui-même sans laisser de trace. Un jour suivait un autre, mon corps n’en portait pas la marque. Je ne m’appelais pas encore Sarah, mais Saraï. On disait de moi que j’étais la plus belle des femmes. D’une beauté qui faisait peur autant qu’elle attirait. Une beauté qui a séduit Abram dès son premier regard sur moi. Une beauté qui ne fanait pas, troublante et maudite comme une fleur qui jamais n’engendrera de fruit.