Tartajongle

Et le lendemain, je suis montée dans le train avec étrangement peu de bagages, direction… un festival ! Celui de Tartajongle, qui rassemble les adeptes de bolas, bâton du diable, monocyles et autres instruments étranges. Bon parlons un peu de moi, c’est quand même plus intéressant :-p, disons que j’ai ouvert les yeux dans le train au terminus, et que le ciel m’a semblé bien nuageux, après une petite marche sous la pluie mes frissonnements m’ont confirmés que ma tenue n’était pas très adaptée à la situation. Bah oui, je m’étais trimballé une veste de pluie toute la journée précédente pour rien, alors en partant je me suis dit « oh ça va le faire ». Ne voulant pas faire de mauvaise réputation à Cherbourg, on précisera qu’il faisait beau la veille… Bref, j’ai fait « Alloooo Nathalie ?… » qui est venu gentiment me chercher et a révisé ma tenue vestimentaire. Merci merci Nathalie, Christian et Emilie, j’ai honte mais heureusement que vous me connaissez ! Bref, après ce faux départ, direction Chantereyne. « Oui oui je sais où c’est » ais-je dis à la dame de l’office du tourisme. Ensuite : « Euuuuh comment on fait pour y aller déjà » lol.

Ce monde auquel j’étais conviée, je m’y sens un peu intruse. Rythme de vie et façons d’être différents. Est-ce que ma passion propre a à voir avec la jonglerie ? J’ai souvent pensé que quelqu’un qui aime chanter avec les autres ne peut pas être totalement mauvais. En fait, cette conception est plus étendue, et cette personne est celle qui aime faire quelque chose d’aussi inutile et désintéressé qu’est un art, et qui aime le partager avec d’autres. Une personne entièrement absorbée par ce qu’elle fait qui ne sert à rien, ni à se nourrir, ni à se reproduire, tous ces instincts animaux de base. Juste pour la beauté, juste pour émouvoir un passant qui s’arrêterait. Une personne qui ne calcule plus son apparence, qui n’essaye plus d’être beau mais de faire du beau. Un rassemblement de passionnés pour quoi ? Juste pour le plaisir d’être ensemble et de partager. Voilà ce qui m’émeut dans un homme qui lit, absorbé par sa lecture. Dans les bénévoles Polyfollia qui se donnent à fond pour qu’un concert se déroule sans anicroches. Dans un chœur qui chante. Dans un jongleur, les yeux levés vers ses balles, concentré sur leur libre ballet. Dans la « Gladiator Massues », tellement drôle ! Compétition ? Un peu, rires partagés beaucoup. Admirative devant tous ces talents. Alors des différences ? Elles ne sont là que pour mieux nous enrichir.

–> à Ben, Mario, Julien, Mathmath… et leur belle amitié

Festival médiéval de Bayeux

Musique médiévale

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